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Né à Paris en 1949, Philippe Besacier vit et travaille
à Carqueiranne - Var. Il a suivi ses études de photographe
à Louis Lumière, rue de Vaugirard.
Sur les raisons de son amarrage en 1974 à Toulon, après
une mission océanographique, il invoque la lumière,
une fascination pour la ville et la nature toute proche.
Son activité de photographe publicitaire le voit traiter
essentiellement le décor et la nature morte - à lexact
opposé de la série Panoramas, travail poursuivi depuis
2000.
Ce passionné de randonnée et darchitecture
trouve dans le numérique et son application panoramique le
moyen de traduire au plus juste sa façon de vivre un paysage,
révélant le hors-champ dune photo fixe, il lui
ouvre des perspectives qui lenthousiasment jusquà
lémerveillement.
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| Sites urbains,
nature fortement marquée par lhomme, les lieux quil
choisit déserts portent très haut lécho
de tous les vécus qui sy croisent.
Ces images possèdent la qualité très particulière
de mettre le spectateur au cur du paysage, offrant une perception
de proximité et, tout à la fois, une vertigineuse
impression despace.
Lanamorphose résultant de la mise à plat dune
série de prises de vues circulaire génère une
organisation graphique très particulière: des lignes
de fuites qui saccrochent aux voies de circulations, aux bâtiments,
sincurvent autour de laxe choisi.
Pour être extrêmement précises, rejetant tout
artifice, ces images sont très dépaysantes. Des ronds-points
sétirent en dinterminables avenues, la ville
est une île, un silo sérige cathédrale,
la mer se referme en un étrange lac... Les lumières
en théâtralisent encore leffet onirique: point
et tombée du jour, plus rarement midi qui écrase.
De cette confrontation du « tout y est » et du dérapage
de lecture quinduit le jeu de perspective naît un sentiment
diffus de fantastique.
Comme un clin dil, lombre du photographe signe
certaines images, rappelant quil na jamais été
de paysage, quelque soit la technique employée, que rencontre
dun lieu et du point de vue de son auteur.
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